La France veut rattraper son retard
Michel BARNIER, Ministre de l’Agriculture et de la Pêche, vient de mettre en place le Conseil National de l’Oenotourisme, avec Paul Dubrulle comme Président (lire notre article).
Il était temps, car de nombreux pays sont en avance sur nous.
"J’ai l’intention de tout mettre tout en réseau avec le vin, les paysages, le territoire, la culture, le sport et le tourisme. Et multiplier les initiatives du style vin et culture, vin et églises romanes,.." souligne Paul DUBRULLE.
Plusieurs pistes sont à l’étude ou déjà concrétisées :
la création d’un label Vin et Patrimoine.
Ce label permettra d’identifier les circuits du vin couplés à la découverte du patrimoine en mobilisant les ressources de l’agrotourisme.
un prix national de l’oenotourisme qui mettra l’accent sur des projets exemplaires.
un Salon International de l’Oenotourisme, dont la 1re édition aura lieu à Lyon du 15 au 17 mai 2009.
Des initiatives locales ont vu le jour en France. On peut citer le Château de Mourgues du Grès, dans le Gard, qui propose de parcourir son vignoble en VTT ; la possiblité de faire son baptême en ULM au-dessus du vignoble champenois ; la Maison de champagne Pommery qui présente une exposition contemporaine "L’Art en Europe".
Pour des opérations de plus grande envergure, ce sont les pays étrangers qui occupent le terrain. Comme l’Espagne qui vient de lancer un complexe oenotouristique dans la Rioja ou l’Autriche qui possède déjà le sien.
Ces grands projets sont pourtant indispensables pour la France.
François MAUSS, président du Grand Jury Européen, a dû se tourner vers l’Italie pour l’accueil de son "Davos du Vin". "Je n’ai trouvé aucun partenaire en France" précise-t-il. "C’est d’autant plus regrettable que ce sera l’Italie qui en tirera tout le bénéfice".
Les possibles partenaires français sont refroidis par la loi Evin et seraient mal considérés à sponsoriser un tel évènement.
La France louvoie entre le frein de l’oenotourisme et le frein de la loi hôpital, santé, patient, territoire. Et pourtant les enjeux de l’oenotourisme sont énormes (emploi, entrée de devises). Ce sera le défi du nouveau Conseil national de l’oenotourisme.
www.lefigaro.fr - 26 mars 2009




