Le consommateur à la loupe bio
Date : 14 février
A l’occasion de Millésime bio, la filière a recueilli par sondage les attentes de l’acheteur de vins bio pour mieux les comprendre.
Les surfaces cultivées en agriculture biologique atteignaient en 2010 6 % de la superficie totale du vignoble, soit 50 000 ha et 4 000 exploitations, avec des perspectives de progression estimées entre +20 et +40 % par an selon des régions.
« La première région en opérateurs et en superficie reste le Languedoc-Roussillon suivi de Paca et Aquitaine, avec un taux de progression de 30 % », précise Thierry Duchenne, directeur de l’AIVB-LR (Association Interprofessionnelle des vins Biologiques du Languedoc-Roussillon).
L’étude Ipsos révèle que les consommateurs français et allemands ont une approche comparable des vins bios à quelques variantes près.
- Les Français sont plus des consommateurs réguliers de vins bios et achètent davantage en direct chez les producteurs et les cavistes, un vin en moyenne plus cher. Quant à leur motivation d’achat, elle porte surtout sur la notoriété de l’AOC, le millésime et les médailles obtenues, après en avoir entendu parler dans les médias.
- Les Allemands sont davantage sensibles aux conseils en magasins. Ils s’intéressent surtout au cépage et à la marque, et semblent moins attachés aux valeurs véhiculées. Les consommateurs allemands consacrent un budget moins élevé à l’achat d’une bouteille, que les Français, surtout dans le cadre de la consommation festive. _« On aurait pu penser que le consommateur allemand était intuitivement sensible à la culture du bio et à l’aspect environnement-développement durable, mais il semble souffrir d’un déficit d’informations », explique thierry Duchenne.
REVUE VINICOLE INTERNATIONALE – Janvier 2012





